Convoyeurs-station sur la ligne Boussens – St Girons

La durée d'utilisation du timbre convoyeur-station sur cette ligne est courte : les dates connues par les correspondances qui nous sont parvenues s'échelonnent entre 1873 et 1878 [1]. De fait, de 1866 à 1873, le convoyeur resta non manipulateur.

Quelques cachets en Ariège

Commençons par la gare de St Girons : elle fut dotée d'une boite mobile vers 1867, ce qui laisse supposer que de 1867 à 1873, le contenu de cette boite était récupéré par le convoyeur de la ligne St Girons – Boussens, vraisemblablement dans un sac de relevage [2], et transmis en gare de Boussens à un convoyeur manipulateur (circulant par exemple sur le trajet Toulouse – Montréjeau).

A partir de 1873, le convoyeur donna cours lui-même aux correspondances extraites de cette boite ou bien qu'on lui confiait de la main à la main, comme le montrent les trois lettres ci-dessous, qui portent toutes au recto le timbre convoyeur-station ST GIRONS STG.BOUS.

Lettre provenant de la succursale st-gironnaise de la maison Souquet et datée du 29/3/1873. Cette lettre a été jetée dans la boite de gare de St Girons ou bien a été confiée de la main à la main au courrier convoyeur. Ce dernier, devenu très récemment manipulateur, a frappé son timbre convoyeur-station ST GIRONS STG.BOUS sur la suscription. Le timbre-poste a été oblitéré par le bureau de Toulouse (losange GC 3982).
Lettre de St Girons à Lézignan du 18/9/1874 avec cachet convoyeur-station ST GIRONS STG.BOUS. Cette lettre a été taxée de 40c (tarif territorial de la lettre simple non affranchie du 1/9/1871) par le bureau de Lézignan.
Lettre de St Girons à Toulouse du 23/11/1877 avec cachet convoyeur-station tardif ST GIRONS STG.BOUS oblitérant un Sage 25c outremer.

Nous voilà maintenant en gare de Prat-et-Bonrepaux pour voir un cachet pas très fréquent !

Lettre pour Gimont du 5/4/1875 avec cachet convoyeur-station PRAT-ET-BONREPAUX STG.BOUS. A Boussens, elle a été prise en charge par un convoyeur de la ligne Montréjeau-Toulouse qui a apposé au verso son timbre BOUSSENS M.T. et a dirigé la lettre par erreur sur un ambulant de passage à Toulouse (Gimont n'était pas desservi par le rail en 1875). Ce dernier a annulé le timbre-poste avec son losange CB1° , a frappé au verso son timbre à date CETTE A BORDEAUX puis a confié la lettre à un ambulant circulant en sens inverse sur cette même ligne. La lettre est sans doute revenue au bureau de Toulouse qui a omis de timbrer au verso, pour être incluse dans une dépêche transportée par le courrier d'entreprise assurant la liaison routière Toulouse-Gimont-Auch.

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[1] J.et V. Pothion « Catalogue des cachets courriers-convoyeurs stations de France », La Poste aux Lettres (1988)

[2] H. Tanter « Les boites mobiles transportées par des courriers convoyeurs », dans « Les boites mobiles de la voie de terre », supplément au n°314 des Feuilles Marcophiles (2003)